Après plusieurs semaines d’absence je reviens ENFIN avec un nouvel article. Je parle de choses un peu plus sérieuses et plus sensibles : mon parcours scolaire. Effectivement je dis « sensibles » parce que ces dernières années j’ai connu des échecs mais je suis là pour tout partager, et ça fait partie de ma vie.

Le lycée ?

Tout d’abord j’ai effectué mes trois années de seconde, première et terminale dans un lycée de Strasbourg au cours desquelles j’ai eu mon baccalauréat scientifique avec une mention assez bien. Le lycée se déroulait bien dans l’ensemble.

Le post-bac ?

Depuis beaucoup beaucoup (beaucoup beaucoup) de temps et presque depuis que je réfléchis à ce que je veux faire j’avais comme idée « médecine ». Alors je me suis lancée dans l’aventure.

Aujourd’hui je ne regrette rien parce que ça serait hypocrite de dire le contraire, c’est trop facile de dire que j’ai des regrets parce que j’ai tout fait pendant deux ans et au final je n’ai pas eu de résultats assez satisfaisants. Donc non je n’ai pas de regrets mais ça ne fait pas partie de mes plus belles années (ça je ne pourrais jamais vous le cacher).

Ma première PACES (Première Année Commune aux Études de Santé) a été compliquée autant moralement que physiquement en fait. Oui oui vous l’avez bien compris, rebelote PACES l’année d’après. Je vivais en collocation avec une de mes meilleures amies et la vie en communauté a eu raison de nous, on ne s’entendait plus, on ne se parlait plus, c’était plutôt compliqué a gérer. On le regrette beaucoup aujourd’hui parce qu’on s’entend de nouveau aussi bien qu’avant (elle se reconnaitra et pensera la même chose que moi je pense). On se dit souvent qu’on a été bête de ne pas se parler : on aurait pu s’aider, plutôt que de s’éviter.

Je finis donc ma première année de PACES avec un classement plutôt merdique mais je ne lâche rien et je me suis donc réinscrite l’année suivante.

Je vivais seule à ce moment là et l’année avait plutôt bien commencé, j’étais très très motivée. Et honnêtement je le suis restée jusqu’à la fin, j’ai travaillé comme une folle, beaucoup plus que l’année d’avant.

Malheureusement, ça n’a pas suffit et j’ai donc loupé une deuxième fois PACES.

Comment le vivre ? (au niveau du moral, de notre entourage …)

Je vous rassure, aujourd’hui je vais parfaitement bien, avec du recul. Mais les premières semaines, la seule chose qu’on se dit c’est qu’on a honte. Mon manque de confiance en moi ne m’a pas aidé, j’étais déprimée, je me trouvais nulle au niveau de ma famille, de mes ami(e)s qui avaient réussi et puis pour moi aussi, j’avais l’impression d’avoir fait tout ça pour rien en réalité.

Ce qui est très difficile aussi c’est quand tout ton entourage essaye de te remonter le moral en te disant que « tu n’as pas fais ça pour rien, tu vas en tirer quelque chose, il y aura quelque chose de positif au final » alors qu’au final ça te donne juste envie de pleurer. Oui, je vous assure ! Sur le coup, vous n’en avez absolument rien à faire du « positif » qui en ressortira, vous avez juste envie de vous cacher et ne plus en entendre parler.

Mais qu’est ce que je fais maintenant ?

Après ma deuxième déception en médecine, je me suis rendue compte (un peu tard) que je ne m’étais pas inscrite sur APB (Admission Post Bac). J’ai donc cherché les facultés encore disponibles en juin. Malheureusement il ne restait plus grand chose et surtout je n’avais absolument aucune idée de ce que je voulais faire ensuite.

J’ai donc fais des recherches sur les facultés encore disponibles et je me suis retrouvée inscrite à la faculté de Sciences du Langage en septembre dernier.

Mon premier semestre à la faculté de Sciences du Langage ?

A vrai dire, ça faisait tellement longtemps que je n’avais pas de bonnes notes que lorsque j’ai commencé à obtenir des 15, même parfois des 18, je n’en croyais pas mes yeux. J’ai accroché de suite avec cette fac, ça m’a fait me sentir mieux et honnêtement j’ai réussi à récupérer un peu de confiance en moi à travers chaque petite note que j’avais. C’est peut être peu mais c’est ce dont j’avais besoin à ce moment là.

Et je dis « à ce moment là » parce que depuis un certain temps (au début du deuxième semestre) ça me plait moins qu’au début. C’est clair que ça n’a rien de la fac de médecine, je ne fais pas d’anatomie, de biochimie, d’histologie etc, je fais de la linguistique, de la phonétique, et j’en passe.

Certaines matières, comme la phonétique, me plaisent énormément, d’autres beaucoup moins, comme la linguistique ou l’histoire autour des langues.

Remise en question ?

J’avais donc encore honte de me l’avouer mais aujourd’hui je le sais, ça ne me plait qu’à moitié. J’ai donc commencé à en parler, il y a peu, à des amis qui ont fait médecine comme moi, et qui se retrouvent dans la même situation : ils avaient toujours rêvé de faire médecine et la branche dans laquelle ils sont actuellement ne répond en rien au programme de médecine.

Je suis donc en pleine réflexion actuellement. À savoir, est ce que je dois chercher autre chose, qui me plaira plus ? Est ce que je continue ? 

Tout ça pour vous dire que chaque personne est différente au niveau des études, certaines personnes ont des facilités tout le temps, pour n’importe quelle matière, ils ne rencontrent pas vraiment de difficultés. D’autres personnes bossent comme des fous pour réussir moins bien que ceux qui n’ont pas besoin de réviser plus que ça.

Je me dis que cet article pourra peut être aider pas mal de monde : on est tous différent face aux études ! Donc j’ai loupé médecine certes, mais si quelqu’un qui a envie de se lancer dans la médecine lit cet article, ça ne veut pas dire que cette personne ne va pas réussir. Il faut juste se donner tous les moyens pour.

Mais quoi qu’il en soit, croyez en vous, n’écoutez pas les personnes qui essayeront de vous nuire et de vous décourager. 

On se retrouve très vite dans un nouvel article !

Claire